19h30 – Lecture musicale
Fondation Pierre Gianadda
CHF 30.– / CHF 15.– pour les Ami-e-s de la Fondation Pierre Gianadda et des Cellules poétiques
et les moins de 25 ans
durée : 1h30
BILLETTERIE BIENTÔT DISPONIBLE
Aʟᴇxᴀɴᴅʀᴇ Pᴀᴛᴇᴀᴜ – lecture, conception et traduction
Oʟɪᴠɪᴀ Sᴇɪɢɴᴇ
– lecture
Bᴛʀɪᴄᴇ Bᴇʀʀᴜᴛ – piano

À l’occasion du 100e anniversaire de la mort de Rainer Maria Rilke, les Cellules poétiques, en collaboration avec la Fondation Pierre Gianadda et la Fondation Rilke, présentent une soirée musicale consacrée à la correspondance échangée par le poète entre 1900 et 1907 avec son amie, la peintre Paula Modersohn-Becker. Leur dialogue émouvant, tissé de tendres confidences, de réflexions profondes sur l’art et la vie, mais aussi de tensions et de ruptures, court entre 1900 et 1907 – jusqu’au décès tragique d’une des pionnières de l’art moderne, mais aussi de l’émancipation des femmes.

Cette soirée coïncide avec la parution de l’ouvrage Correspondance 1900-1907 suivi de Requiem pour une amie, en novembre 2026 aux Éditions Zoé, , avec une préface inédite de Marie Darrieussecq. Sur scène, Olivia Seigne lit les lettres de Paula et Alexandre Pateau, traducteur de cette correspondance, celles de Rainer. A leurs côtés, la pianiste Beatrice Berrut interprète ses propres transcriptions des symphonies de Gustav Mahler, contemporaines des premières grandes créations de la peintre et du poète – miroir musical où bruisse toute la nature chantée par Rilke et peinte par Paula Modersohn-Becker.

Entre lettres et musique, se dessine la relation poignante qui unit ces deux artistes : l’une des amitiés créatrices les plus singulières du siècle passé.

Paula Modersohn-Becker, peintre restée longtemps peu connue, voire ignorée,  dans l’histoire de l’art, s’exprime dans ses lettres avec une grande liberté de ton. Rilke, de son côté, y apparaît en recherche de son propre langage. Ces échanges renseignent à la fois sur leur époque et sur deux parcours personnels marqués par la création artistique.

La soirée se terminera par la lecture du Requiem pour une amie, long poème composé par Rilke un an après la mort de Paula Modersohn-Becker, présenté dans une nouvelle traduction française d’Alexandre Pateau.

Cette soirée s’inscrit dans le cadre de l’exposition Rodin selon Rilke, organisée par le musée Rodin de Paris et présentée du 26 juin au 22 novembre 2026 à la Fondation Pierre Gianadda.

En collaboration avec la Fondation Pierre Gianadda et la Fondation Rilke
À l’occasion de la parution de Correspondance 1900-1907 suivi de Requiem pour une amie, traduit par Alexandre Pateau, Éditions Zoé, novembre 2026

Rainer Maria Rilke (1875-1926) est un poète majeur du début du XXe siècle. Né à Prague, il mène une vie de voyages à travers l’Europe, séjournant notamment en Russie, où il rencontre Tolstoï, et à Paris, où il est un temps le secrétaire d’Auguste Rodin. Parmi ses œuvres majeures figurent le Livre d’heures, les Cahiers de Malte Laurids Brigge, les Élégies de Duino et les Sonnets à Orphée. Il s’installe en Valais en 1921 et compose une série de recueils en français : Les Quatrains Valaisans, Vergers, Les Roses et Les Fenêtres.

Paula Modersohn-Becker (1876-1907) est une pionnière de la peinture moderne. Née à Dresde, elle est une précurseure de l’expressionnisme allemand. Elle rejoint dès la fin des années 1890 la colonie d’artistes de Worpswede, où elle rencontre son mari, le peintre Otto Modersohn, ainsi que la sculptrice Clara Westhoff, future épouse de Rilke. Ses séjours à Paris, où elle découvre Cézanne, Gauguin et les Nabis, l’éloignent progressivement de l’école de Worpswede ; elle est l’auteure de ce qui est considéré comme le premier autoportrait nu connu réalisé par une femme artiste.

 

Résumé de Correspondance 1900-1907 suivi de Requiem pour une amie
Éditions Zoé, novembre 2026

Été 1900. Au retour d’un voyage en Russie, Rainer Maria Rilke, vingt-cinq ans, se rend à Worpswede, un village près de Brême où vit une communauté d’artistes. Il y fait la connaissance de Paula Becker, d’un an sa cadette, qui revient elle-même d’un séjour marquant à Paris. Entre la peintre et le poète se noue une relation profonde, complexe et changeante.

De la campagne allemande à Berlin ou Paris, entre mariages, naissances, tensions et retrouvailles, et jusqu’à la mort abrupte de la jeune femme, ces lettres inédites retracent les années au cours desquelles ces deux trajectoires exceptionnelles se sont croisées. Un échange que Rilke prolonge au-delà de la mort en écrivant son Requiem pour une amie, dans lequel il évoque Paula Becker « comme jamais personne n’a parlé d’elle » (extrait de la préface de Marie Darrieussecq).

Extrait :

« Mais moi je suis heureuse que nous habitions la même terre vous et moi et je vous tends la main dans le lointain. »

Cellules poétiques - Mutilation des chênes
Cellules poétiques - Mutilation des chênes

Crédits photos :
Alexandre Pateau ©Christophe Chammartin
Olivia Seigne ©Sabine Papilloud
Beatrice Berrut ©Pierre Daendliker

Référence de l’ouvrage :

Littérature traduite
Parution Nov 2026
ISBN 978-2-88907-637-6
176 pages
Disponible en novembre 2026

Traduction: Alexandre Pateau
Préface de Marie Darrieussecq Postface de Rainer Stamm

 

Alexandre Pateau est traducteur littéraire, particulièrement attentif aux liens entre texte, théâtre et musique. Depuis 2022, il retraduit l’œuvre de Friedrich Dürrenmatt pour les éditions Gallmeister, notamment La Panne, Le Juge et son bourreau et Le Soupçon. Il affectionne également Bertolt Brecht: il signe en 2023 une nouvelle traduction de L’Opéra de quat’sous pour la Comédie-Française et en 2026 celle de La Résistible Ascension d’Arturo Ui, deux ouvrages parus aux Éditions de L’Arche. En 2026 paraît également sa traduction de la correspondance entre Rainer Maria Rilke et Paula Modersohn-Becker aux Éditions Zoé.

Olivia Seigne est comédienne et metteuse en scène. Formée au Cours Florent puis au Théâtre École du Passage à Paris, elle est également titulaire d’un master en langue, littérature et civilisation russes de l’Université de Genève. Elle travaille au théâtre aussi bien sur le répertoire classique que contemporain et développe de nombreuses créations en Suisse romande. Elle collabore notamment avec l’association Ouverture-Opéra, pour laquelle elle met en scène L’Orfeo, La Belle Hélène, La Flûte enchantée, Dido et Aeneas et tout récemment La Traviata. En 2026, Olivia Seigne est nommée directrice du Théâtre Les Halles à Sierre.

Beatrice Berrut est pianiste et compositrice. Elle se produit comme soliste sur de grandes scènes européennes, notamment au Konzerthaus de Vienne ou au Wigmore Hall de Londres, et collabore avec des orchestres tels que l’English Chamber Orchestra. Son travail autour de Gustav Mahler occupe une place particulière dans son parcours musical : ses transcriptions pour piano des symphonies du compositeur ont été largement saluées. Directrice artistique du festival Les Ondes, qu’elle a fondé en Valais, et des Rencontres musicales de Champéry, Beatrice Berrut développe une œuvre passionnante nourrie par la diversité des traditions musicales.