Spectacle – 50′

17h00
Grange à Emile, Martigny
CHF 30.- / CHF 20.-
28.03
Réservation 28.03
29.03
Réservation 29.03

LISA TATIN
CHLOÉ BIERI

PERSONNE NE RAMASSE MA LANGUE est une incantation à deux voix où Chloé Bieri et Lisa Tatin font de leurs corps un manifeste vivant. En déambulation au sein du public, les corps et les voix s’affirment comme espace de résistance.

La performance fait résonner les textes puissants de Lisette Lombé, antiracistes, féministes et politiques, ceux de Stéphanie Vovor, fragments de vie jetés sur le bitume, la poésie lumineuse et rugueuse de Cécile Coulon, ainsi que la profondeur intime et sociale de Kae Tempest. S’y ajoute la poésie sonore de Laura Vazquez, dont la scansion et les images fulgurantes transforment la langue en matière vive et en mouvement.

PERSONNE NE RAMASSE MA LANGUE est une incantation à deux voix où les corps des performeuses, Chloé Bieri et Lisa Tatin, deviennent un manifeste vivant d’une poésie incarnée. En déambulant au cœur du public, elles transforment l’espace en territoire de résistance : leurs voix et leurs gestes fissurent les cadres établis et invitent à repenser les oppressions systémiques qui traversent nos sociétés. Dans un écrin de lumière et de vidéo, elles donnent vie aux textes d’autrice·x·s engagée·x·s (Lisette Lombé, Laura Vazquez, Stéphanie Vovor, Cécile Coulon, Kae Tempest, Laura Vazquez) faisant de leurs corps la matrice où se croisent les questions de genre, de classe et de race.

PERSONNE NE RAMASSE MA LANGUE proclame ainsi la nécessité d’écorcher les modèles, de mettre à nu les oppressions et de réinventer les possibles, tout en interrogeant l’asservissement du vivant.

Schoß Company

Porté par une approche transdisciplinaire où le corps, la voix, l’écriture, les images et la dimension sonore se répondent, Schoß construit un travail qui explore les zones de friction entre l’intime et le politique. Ses créations interrogent les identités mouvantes, les tensions sociales et la manière dont la langue modèle ou fracture notre rapport au monde.

Au fil des années, Schoß a développé une série de pièces qui composent une cartographie sensible de ses recherches.

« Myrninerest » (2019), inspiré de l’univers visionnaire de l’artiste d’art brut Madge Gill, Schoß interroge les mondes intérieurs et le mystique dans la création de Madge Gill.

Schoß poursuit sa recherche avec « LAB_21_mon corps n’obéit plus » (2021), pièce pour voix et live electronics, où le corps vocal est fragmenté, amplifié, mis en tension jusqu’à révéler ses mécanismes intimes grâce à des capteurs de mouvements. Dans « J’ai plié ma langue » (2021), créé à partir des poésies de Laura Vazquez, la voix dialogue avec la batterie, déployant une matière sonore pulsée, chaotique, organique, où les mots se plient, se tordent et se recomposent.

Plus récemment, « Que perdons à gagner du temps ? » (2024), construit à partir d’entretiens, réunit deux comédiennes et un percussionniste pour interroger nos rapports au temps, à la productivité et aux existences contraintes.

À ces créations s’ajoute « Personne ne ramasse ma langue » (2024), incantation à deux voix où les corps deviennent manifeste vivant. En déambulation dans l’espace public, la performance fait résonner des textes poétiques engagés (Lisette Lombé, Laura Vazquez, Stéphanie Vovor, Cécile Coulon, Kae Tempest) et transforme la scène en espace de résistance, où la langue se réarme, se réinvente et s’incarne physiquement.

​La dernière création, « Le chant des possibles » (2025), se déploie comme une fable contemporaine où la voix devient le terreau d’un renouveau sensible. 

À travers l’ensemble de ces œuvres, Schoß déploie une pratique où la voix devient territoire, où le langage s’ouvre en fissures lumineuses, et où les images, qu’elles soient sonores ou visuelles, composent un théâtre de sensations en constante métamorphose.

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Cellules poétiques - Personne ne ramasse ma langue © Vladimir Pazzotzi
Cellules poétiques - Personne ne ramasse ma langue © Vladimir Pazzotzi
Cellules poétiques - Personne ne ramasse ma langue © Alexandre Frager