Atelier d’écriture – 2h30

14h00
Cave Christophe Abbet
CHF 50.- / CHF 40.- /CHF 30.- (avec abonnement)
Réservation

JULIEN ANTOINE BOVIER

Une exploration où poésie et odeur se répondent : écrire devient un accord sensible qui traverse, relie et révèle l’altérité. Un atelier pour sentir les mots comme une matière vivante et respirante.

Avec Le parfum des mots, l’écriture se découvre comme une matière sensible, à la fois souffle, geste et effluve. Les mots, comme les parfums, se diffusent, se déposent et modifient notre façon de percevoir. En reliant poésie et odorat, l’atelier invite à sentir le texte avant de le comprendre, à le laisser agir comme un organisme vivant. Une expérience où écrire devient une manière d’habiter l’espace, d’écouter ce qui se déplace entre les corps.

« Le parfum des mots » propose une immersion où poésie et odorat se répondent pour interroger la manière dont un texte agit sur nos corps. Ici, écrire ne revient pas seulement à aligner des signes : c’est composer une matière sensible, un accord qui respire, s’évapore, s’installe. Comme un parfum, le texte ne se contente pas d’être lu ou porté ; il environne, traverse, laisse une trace parfois douce, parfois tranchante. Pareillement, l’odeur existe entre apparition et disparition ; elle voyage, s’insinue, rapproche. Dans ce va-et-vient, nous explorerons cette proximité où les mots émanent plus qu’ils ne représentent.

Nous nous attacherons aux gestes de la langue — métaphores, silences, variations — comme autant de mouvements du corps dans l’écriture. À travers diverses notes de parfumerie, chacun pourra sentir comment les mots s’offrent, se risquent, révèlent une part d’altérité. L’atelier mettra en jeu l’équilibre entre tête, cœur et fond d’un texte : son ouverture, son battement, sa persistance. Il s’agira d’approcher jusqu’à l’os du sensible le point où le langage vacille pour mieux libérer ce qui cherche à apparaître. En composant ces fragments de texte, en travaillant en écho, nous partagerons cette respiration commune où l’écriture devient peau, souffle et passage entre les sensibilités.

Julien Antoine Bovier
Apparu en 1989, Julien Antoine Bovier traverse le paysage comme un souffle discret, attentif aux voix qui l’habitent. Formé en philosophie et en littérature (Unil) avec un passage à l’EHESS, il explore la scène, l’argentique et la cueillette de sons tout en cherchant à rendre la philosophie quotidienne. Cette approche interdisciplinaire le conduit au bord du langage, vers les formes qui vacillent, les présences qui se taisent et les gestes infimes.

Depuis Pour l’oubli et Croquis (L’Âge d’Homme, 2020), son œuvre s’attache aux corps vulnérables, silhouettes mouvantes qui se forment et se défont. Il y poursuit la recherche des états intermédiaires, des lieux où l’on mute sans cesser d’être soi. Cette attention aux métamorphoses continue avec Disposé[e] du corps (bourse focus VS 2023) et se développe avec Chants tus (bourse littérature pro VS 2025) dans une nouvelle forme narrative en vers variés.

En 2025, il est choisi pour représenter la Suisse dans l’installation permanente Prendre Position à la Cité Internationale Universitaire de Paris, composée de quarante-sept chaises-poèmes dialoguant avec les lieux et leurs visiteurs. Parallèlement, il prépare un essai sur le courage de la douceur, envisagée comme une pratique de vulnérabilité active, une force qui relie et soutient ce qui s’effrite. Continuant son engagement associatif, il rejoint la MEEL en 2023 et la Société des Écrivain·es Valaisan·nes dont il devient président en 2025.

Le poète écrit comme on ouvre une porte car, pour lui, le langage n’est pas un instrument mais une rencontre. Un lieu où l’on entre à pas lents, où quelque chose se dépose, où l’on consent à être touché.

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Cellules poétiques - Julien Antoine Bovier
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